La vie à 2… #1

Le ciel vu de notre village

Le hasard de la vie a mis sur ma route, Laurent, en mai 97 lors du 10ème Super VW National à Lège Cap Ferret. Ce rassemblement de cox, van, buggy… VW, va changer ma vie, notre vie. Nous sommes allés dans le même collège sans vraiment se fréquenter, mais ce temps là était bien loin 🙂 Notre histoire a commencé peu de temps après, par de longues soirées à regarder les étoiles, posés dans les vergers de cerisiers, au mois de juin. Il est vite devenu difficile de nous séparer, le jour comme la nuit, seuls ou entre amis. De chouettes moments au bord de l’eau, auprès du feu, au rythme des djembés et des rires, on était si bien ! Nos premières vacances, puis d’autres rassemblements avec notre premier combi bay window de 1975. Tout a toujours coulé de source, tout semblait facile.

Laurent qui a grandit entouré de chiens, a vite exprimé l’envie d’en avoir un à lui, à Nous ! Alors notre premier compagnon de route nous a vite rejoint, un peu avant notre premier Noël. Six mois tous les deux et déjà tellement de belles choses vécues. Notre superbe rottweiller, Sencey, un Amour de chien, tellement beau et intelligent. Notre vie s’est calée sur son rythme pour son bien-être. Cela nous a fait grandir et nous a prouvé que nous étions capables de protéger et élever un être vivant.

Sencey

Deux plus tard, avec un travail en poche, notre boule de poil adorée et un nouveau superbe combi VW split de 1968 pour les 22 ans de mon amoureux ; nous emménagions ! L’année suivante, nous avons décidé de mettre en route un bébé… mais c’est là que les choses ce sont compliquées. Après de longs mois d’attente, une fausse couche et de multiples rendez-vous médicaux, nous apprenions que pour envisager de devenir parents nous devrions avoir recours à la PMA (Procréation Médicalement Assistée).

A 23 ans, parrain et marraine déjà plusieurs fois, un amour des enfants grandissant, je ne vous cache pas notre déception. Entre colère et tristesse, le ciel nous tombait sur la tête. Tant de questions et en même temps, ce plongeon vers l’inconnu était une évidence. Nous allions être suivi au CHU de Dijon et si nous voulions un rendez-vous rapidement avec le professeur Sagot (il y a des noms que l’on oubli jamais), il nous fallait consulter en privé et donc payer plus cher. Nous avons vite compris ce qu’est une médecine à deux vitesses.

Bref, septembre 2002, nous commencions notre première FIV ICSI (Fécondation In Vitro par Micro-Injection). Fini le temps de l’insouciance. Nouvelle façon de vivre, car il faut préparer mon corps a la FIV en arrêtant l’ovulation et stimulant les ovaires par des injections d’hormones. Le rythme infernal des rendez-vous gynéco avec de nombreux contrôles et échographies pelviennes, des passages au labo pour des analyses et prises de sang un jour sur deux, sans compter l’attente du passage de l’infirmière chaque soir pour la piqûre puis deux piqûres au fur et à mesure de la progression, tout ça à (soit disant) heure fixe, les appels interminables vers 16 heures pour joindre l’hôpital de Dijon et avoir le dosage à injecter… mais malgré tout ça, on nous dit de ne pas penser à avoir un bébé pour que tout se passe au mieux, de ne pas stresser… heuuuuu ?! Nous avons trouvé que c’était intense, usant et sans aucun suivi psychologique. Un mois environ de piqûres dans le ventre et mon unique veine au bras gauche pour les prises de sang, le grand moment arrive enfin. Il va falloir déclencher l’ovulation, recueillir mes ovocytes, donc le soir entre minuit et une heure du matin, l’infirmière va pouvoir venir me piquer en intramusculaire dans la fesse ^^ Youhou !! Le lendemain à 7 heures nous devrons faire 1h30 de route pour aller à l’hôpital de Dijon, que je passe au bloc sous anesthésie générale pour la ponction des follicules, qui seront ensuite mis en contact avec les cellules sexuelles pour féconder et développer les embryons. Retour à la maison le jour même pour revenir 48 heures plus tard, la vessie pleine pour transférer deux embryons dans mon utérus et congeler les deux autres. Restez sage et attendre 12 jours pour la prise de sang… et à notre plus grand désespoir découvrir un résultat négatif. Nous allons devoir recommencer dans 6 mois et cela se déroulera ainsi 3 ans, soit 6 FIV, toujours un résultat négatif et une fatigue sans nom…

Nous avions déjà évoqué l’adoption, car le souhait d’avoir des enfants naturels et adoptés était un choix mutuel. Pour se faire, nous prenons les devants et décidons en juin 2003 de nous marier le 27 septembre de la même année, en pleine canicule, avec une soixantaine d’invités, seuls les plus proches et aimants seront là. L’aventure FIV prendra fin… deux ans plus tard, c’est décidé, quand en mai 2005 un drame survient dans notre famille, Laurent perd son papa de façon dramatique, nous sommes usés, nous choisissons d’arrêter les traitements.

Parfois le chemin s’assombrit mais on reste soudé. Je vous retrouve très vite pour la suite de notre histoire.

Publié par Hemaviestbelle

Je me lance dans l'aventure du blogging car j'aime écrire et j'ai très envie de graver l'histoire merveilleuse qui nous a permis de devenir parents...

8 commentaires sur « La vie à 2… #1 »

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